L'attente et la dépendance affective
4/3/20262 min read


J'ai beaucoup de clientes dont cette problématique émerge dans leurs relations amoureuses, alors voici mon expérience qui m'a beaucoup appris :
Il y a quelques semaines encore, quand dans une relation on ne me répondait pas, quand ça prenait du temps…ça me mettait dans des états d'anxiété et de tristesse.
Jusqu’à préférer fuir l'autre pour ne pas souffrir, le laisser sur le carreau avec les blessures que ça pouvait réveiller chez lui.
Puis finalement souffrir encore plus, parce qu'il n'y a pas de retour en arrière et donc les regrets arrivent.
Mais en réalité, ce ne sont pas les comportements de l'autre personne ou bien de l'attendre qui me faisaient mal.
C’est ce que l’attente elle même réveillait en moi.
Ce vide, ce flottement où plus rien ne me rassure.
Où ressort la question “Est-ce que j'ai de l'importance ?”
Comme si, ça remettait en question ma valeur.
Où j’attends dans le vide quelque chose ou quelqu’un qui peut être ne reviendra pas.
Puis en fonction de son vécu, l’autre rassure, ou inquiète.
L’autre confirme, ou fait douter.
Et sans s’en rendre compte, l’attente glisse vers de la dépendance affective.
Parce que l’état intérieur dépend de quelque chose d’extérieur.
Parce que la paix ne tient plus uniquement de soi mais de la réponse, de la présence de l’autre.
Ce n’est pas une faiblesse
C’est une histoire familiale où l’amour a été conditionné, où il a fallu être à la hauteur pour avoir le droit à la sécurité.
Rester dans cet état d’anxiété n’était pas possible, alors lors d’une séance de constellation familiale que j’ai faite, quelque chose de plus profond s’est éclairé :
Petite, je n’attendais pas juste.
J’étais attendue spécialement pour donner du bonheur à mes proches.
Attendue sur mes résultats.
Attendue sur ce que je devais être.
Attendue là où l’amour semblait passer par la réussite, par le fait de “bien faire”.
Alors j’ai appris à ne jamais rester dans l’attente.
À anticiper, à contrôler, à donner avant même qu’on me demande.
Parce qu’attendre, c’était risquer de ne pas être assez.
J’ai donc ancré que “attendre” n’était pas neutre.
Que derrière l’attente, il y avait une pression.
Un enjeu. Une peur de ne pas être à la hauteur.
Et finalement après réflexion , ce n’était pas le silence qui était difficile.
C’était la sensation de redevenir cette enfant qui ne sait plus si elle est à la hauteur de ce qu’on attend d’elle.
Ce n’était pas de l’impatience. C’était une mémoire du passé.
Une mémoire où l’amour dans la relation pouvait vaciller si je ne correspondais pas.
Et finalement guérir, ce n’est pas apprendre à mieux attendre.
Mais à sortir de ce vieux schéma où ma valeur dépend de ce que je donne, de ce que je prouve, de ce que je réussis.
D’aller rencontrer ces parties de moi blessées, m’a permis d’être en paix sans me perdre et découvrir que je n’ai rien à prouver.
Kim TARDOT EI - K Therapie
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