Les bienfaits de la solitude

5/10/20262 min read

On parle souvent de la solitude comme d’un manque ou un moment à “supporter”

Mais parfois, la solitude n’est pas une absence. Parfois, c’est une renaissance.

Bien-sûr il faut un juste milieu, je ne parle pas de la solitude à l'extrême et je n'encourage personne à être seul toute sa vie.

Il y a des périodes où la vie nous éloigne du bruit, des relations, des habitudes. Sur le moment, cela peut faire peur. On croit perdre quelque chose. Pourtant, avec le temps, on comprend que certains éloignements servent surtout à nous rapprocher de nous-mêmes.

Parce qu’au milieu du silence, il y a enfin de la place pour entendre ce que l’on ressent vraiment.

Quand on est constamment entouré, occupé, sollicité, on finit parfois par vivre en pilote automatique.

On répond. On s’adapte. On fait ce qu’il faut.
Mais on oublie de se demander :


“Est-ce que cette vie me ressemble vraiment ?”

La solitude remet cette question au centre.

Elle nous apprend à ralentir assez pour observer :

* ce qui nous fait du bien

* ce qui nous épuise

* les relations qui nous élèvent

* celles dans lesquelles on s’oublie

Au début, c’est inconfortable. Puis doucement, quelque chose change : on commence à apprécier sa propre présence.

Et cette étape transforme beaucoup de choses.

Par exemple : voyager seule a pour moi, quelque chose de profondément puissant. Dès que je peux le faire, je m’en vais loin avec ma solitude.

Loin des repères habituels, on découvre une autre version de soi. Une version plus instinctive, plus libre, plus honnête.

On apprend à suivre ses envies sans devoir les justifier.


À marcher sans destination précise. À écouter son intuition. À prendre soin de soi sans attendre que quelqu’un le fasse à notre place.

Et surtout, j’ai réalisé que l’on peut créer des souvenirs magnifiques même sans être accompagnée.

Mon premier voyage seule en Equateur a été difficile au début car je n’avais pas de repères. Puis ensuite passer 1 an et demi au Pérou, diéter avec des guérisseurs, isolée du monde, dans une petite maison en bois m’a appris à me connaître réellement. A connecter à l’essentiel et non au superficiel.

Quand je dis aux gens que je pars seule à l'étranger, ils me disent que c'est courageux qu'ils ne pourraient pas le faire. Et pour moi c'est tellement naturel, des fois de partir sur un coup de tête car c'est un vrai cadeau envers soi de s'autoriser à se déconnecter du quotidien et partir pour se retrouver.

Voyager seule, ce n’est pas fuir les autres. C’est apprendre à ne plus se fuir soi-même.

La solitude nous apprend que tout n’a pas besoin d’être rempli tout le temps.

Que le vide peut être constructif quand on sait l’écouter.

Le plus beau cadeau de la solitude, c’est peut-être celui-là :

apprendre à se donner à soi-même ce qu’on attendait toujours des autres.

De la douceur. De l’attention. Du respect. De la présence.

S’aimer, ce n’est pas devenir parfait.
C’est arrêter de se traiter comme quelqu’un qu’on abandonnerait constamment.

Et un jour, la solitude ne fait plus peur. Parce qu’elle n’est plus synonyme de vide. Elle devient un lieu sûr.
Un endroit intérieur où l’on peut revenir quand tout devient trop bruyant.