L'intensité de l'amour inconditionnel

7/11/20266 min read

Vivre l'amour inconditionnel avec quelqu'un ne se trouve pas à tous les coins de rue, je dirais même que c'est rare.

L'amour inconditionnel ne rime pas avec l'absence de limites.

C'est savoir que, quoi qu'il arrive, le lien profond que l'on porte pour l'autre ne disparaît pas au premier obstacle.

Parce qu'aimer quelqu'un profondément, ce n'est pas tout accepter.

C'est continuer à voir sa valeur, même lorsque le chemin devient compliqué.

Il ne consiste pas à justifier les blessures que l'on inflige aux autres.

Il consiste à ne jamais confondre un être humain avec ses actions.

À reconnaître ses parts d'ombre sans oublier qu'elles ne définissent pas son identité.

Nous ne nous résumons pas à nos pires moments.

Des erreurs ne racontent pas toute une vie.

Une blessure n’empêche pas d'aimer ou d'être aimé.

Nous sommes bien plus vaste que ce qui nous est arrivé.

Il m’est arrivé de voir quelqu'un lutter contre lui-même.

De le voir prisonnier de peurs.

Et à ce moment là, je n'avais pas envie de partir.

Je n'avais pas envie de réparer.

Je n'avais pas envie de sauver.

J'avais simplement envie d'être une présence.

Qui accompagne sans condamner.

Qui laisse à l'autre la possibilité d’aller au bout de sa souffrance en toute sécurité.

Car je crois qu'il existe quelque chose de profondément beau dans le fait d'être vu tel que l'on est.

Être accueilli sans avoir à cacher ses failles.

Combien de personnes passent leur vie à croire qu'elles ne seront aimées qu'à condition de ne montrer que leur lumière ?

Comme si leurs blessures les rendaient moins dignes d'amour.

Comme si leurs ombres devaient rester enfermées pour toujours.

Moi, je crois exactement l'inverse.

Nos cicatrices ne diminuent pas notre valeur.

Elles racontent ce que nous avons vécu. Même si cela implique des choses très sombres.

Elles font partie de notre histoire, mais elles ne seront jamais toute notre histoire.

Pour moi, aimer profondément c’est cela.

Ne pas chercher à faire disparaître les ombres de celui qu’on aime.

Les accueillir pour l’aider à les libérer avec amour

Encourager sa lumière sans nier son obscurité.

Croire en l'autre, parfois un peu plus fort qu'il ne croit encore en lui-même.

L'aimer suffisamment pour qu'il se sente libre d'être vrai.

Parce qu'au fond, nous cherchons tous la même chose.

Un endroit où nous n'avons plus besoin de jouer un rôle.

Un regard qui ne se détourne pas lorsque se dévoilent nos vulnérabilités.

Une présence qui nous rappelle que nous sommes digne d’être aimés, même lorsque nous avons du mal à nous aimer nous-mêmes.

Le plus beau cadeau que l'on puisse offrir à quelqu'un n'est pas de lui dire qu'il est parfait.

C'est de lui faire comprendre qu'il n'a jamais eu besoin de l'être pour être profondément aimé.

A quel moment on tombe réellement amoureux de quelqu'un ?

Est-ce lorsque tout semble simple, lorsque les conversations s'enchaînent avec une évidence

Ou peut être plus tard..

Le jour où les premiers masques tombent.

Où l'on découvre que derrière une personnalité forte se cache parfois une peur immense de ne pas être à la hauteur.

Que derrière une colère, un silence ou une fuite vivent parfois des blessures anciennes qui n'ont jamais été vues.

Je crois que c'est à cet instant-là que l'amour commence véritablement.

Parce qu’au début, nous aimons souvent une image.

Seulement après, nous rencontrons un être humain.

Un être avec sa lumière, mais aussi avec ses ombres.

Un être façonné par son présent, mais aussi par tout son passé.

Nous passons tellement de temps à cacher ce qui nous paraît trop fragile, trop compliqué ou trop sombre.

Comme si montrer ces parties de nous risquait de faire disparaître l'amour.

Comme si nous devions mériter d'être aimés en ne laissant voir que ce qu'il y a de plus lumineux.

Pourtant, avec le temps, j'ai compris que c'est exactement l'inverse.

Les plus belles relations sont celles où l'on finit par déposer son armure.

Celles où l'on peut dire, sans craindre d'être rejeté :

« Voilà aussi qui je suis. Voilà ce que je porte. Voilà ce qui m'a construit, mais aussi ce qui m'a parfois brisé. »

Je n'ai jamais aimé quelqu'un parce qu'il était parfait.

J'ai aimé quelqu'un qui doutait.

Quelqu'un qui avait parfois du mal à croire en lui.

Quelqu'un qui pouvait être maladroit, se refermer, avoir peur ou faire des erreurs.

Et plus je découvrais ces parties de lui, moins elles m'effrayaient.

Elles me rappelaient simplement que nous sommes tous en train d'apprendre à vivre.

Nous sommes tous le résultat de notre enfance, d’une éducation.

Des mots qui nous ont construits.

Des traumatismes.

Des absences.

Des deuils.

D’ailleurs notre histoire ne commence même pas avec notre naissance.

Nous arrivons dans une famille comme on entre dans une rivière déjà en mouvement. Son courant existait avant nous.

Nous héritons d'un nom et nous héritons aussi de croyances, de silences, de peurs, de loyautés invisibles et de blessures que personne n'a su expliquer.

Pendant longtemps, j'ai cru qu'il suffisait de décider d'être différent pour que l'histoire change.

Je me promettais de ne jamais faire vivre à quelqu'un ce que j'avais moi-même traversé. De ne jamais aimer à travers mes blessures. De ne jamais laisser le passé écrire mon présent.

Et pourtant… Sans même en avoir conscience, il m'est arrivé de recréer des situations qui ressemblaient à celles qui m'avaient fait souffrir.

Parfois en prenant la place de celui qui blessait. Parfois en retrouvant celle de celui qui souffrait.

Comme si une partie de moi cherchait, encore et encore, à rejouer une scène ancienne dans l'espoir qu'elle connaisse enfin une autre fin.

J'ai compris alors que nous ne reproduisons pas seulement des comportements.

Nous reproduisons parfois des scénarios entiers.

L'inconscient ne cherche pas à nous faire souffrir. Il cherche ce qu'il connaît. Il revient naturellement vers ce qui lui est familier, même lorsque ce familier nous a profondément brisé.

Parce qu'une douleur connue lui semble souvent moins menaçante qu'une paix qu'il n'a jamais apprise.

Et, sans même nous en rendre compte, nous rejouons une histoire qui a commencé bien avant nous, jusqu'au jour où nous choisissons enfin de la regarder avec conscience pour ne plus la répéter.

Le positif c'est que nous ne sommes pas condamnés à répéter l'histoire.

Lorsqu'une mémoire est accueillie et désamorcée energétiquement, elle cesse de diriger notre vie dans l'ombre.

Lorsqu'une blessure est enfin regardée avec honnêteté, elle n'a plus besoin de chercher la génération d’après pour continuer à exister.

C’est ce que je trouve passionnant avec le transgenerationnel et comprendre cela a changé ma façon d'aimer.

Aujourd'hui, je ne regarde plus seulement les réactions de l'autre.

J'essaie de voir la blessure qui les a fait naître.

Je ne vois plus seulement un comportement.

Je vois une mémoire qui cherche encore à être libérée.

Nous ne découvrons jamais vraiment quelqu'un dès les premiers instants.

Au début, nous rencontrons souvent une partie de l'autre, celle qu'il est capable de montrer, celle qu'il a appris à présenter au monde.

Puis, avec le temps, d'autres facettes apparaissent.

Parfois, ce que nous pensions voir était bien différent de ce qui se dévoile ensuite.

Certaines parts de soi, certaines mémoires ne se manifestent qu'une fois la confiance installée.

Et lorsque l'amour est suffisamment profond pour accueillir ce qui avait eu besoin d'être protégé

Kim TARDOT EI - K Therapie

Mail : Contact@kim-therapie.fr

Tél : 06 80 48 89 10

Hypnose , Pnl , constellations familiales , Soins énergétiques

nandy, cesson, vert-saint-denis, melun, corbeil-essonnes, la rochette, vaux le penil, lieusaint, moissy cramayel, brunoy, combs la ville, yerres